Que se passe-t-il sur notre petite
île volcanique
en Février ?
Le Carnaval…
A
Arrecife, les festivités se déroulent cette année
du 2 au 14 Février.
Défilés, déguisements, musique et
danses
sont au programme.
Comme vous n’avez pas eu de leçons
d’histoire
depuis belle lurette,
et que cela doit vous manquer,
je vous fais part des résultats de
l’enquête
que j’ai effectuée.
Commençons par l’étymologie.
« Carnaval » vient du latin
« carnelevare »,
« carne », la viande et
« levare », enlever ;
littéralement, donc, enlever la viande.
Le Mardi Gras est le dernier jour
où peuvent se consommer les aliments
riches
qui seront supprimés pendant le
Carême,
où « mis en quarantaine »,
durant les 40 jours qui précèdent Pâques.
Au temps des Romains, déjà,
des rites agraires symbolisaient le réveil de
la nature,
le mois de Mars étant, (et c’est logique),
le premier mois de l’année.
Février était le mois néfaste,
consacré aux morts et à la purification.
Février était le mois néfaste,
consacré aux morts et à la purification.
Mais avant toute nouvelle création,
le monde doit retourner au chaos
primordial
pour se ressourcer.
Ce chaos était représenté par le Carnaval,
au cours duquel les interdits étaient
transgressés,
où un simple d’esprit devenait roi
et où un âne, symbole de Satan,
officiait à l’autel.
(Nous pouvons considérer que,
dans certains pays, c’est Carnaval
tous les jours !)
Les masques et déguisements
autorisaient
toute cette confusion, symbole du
chaos.
Mais ne voyez pas, actuellement,
le carnaval comme un simple prétexte
pour se déguiser :
l’événement comporte (ou a comporté)
un message politique implicite.
Au Moyen-âge, l’Inquisition
(Celle qui est qualifiée de
« Très Sainte »)
a interdit ce type de manifestation.
Pendant la dictature de Franco, idem…
avec la complicité de l’Eglise.
Il est à souligner
que le sabre a toujours fait bon
ménage avec le goupillon.
Lorsque le Carnaval a repris vie
après la période franquiste,
les Espagnols ont dénoncé et
ridiculisé
l’hypocrisie morale des deux
pouvoirs.
C’est pour cette raison que nombre de
participants
se déguisent en religieuses
aguichantes
ou en prêtres pervers.
(Non ??? ça existe ???)
En bref, pour citer la directrice
d’une formation de percussions,
« l’esprit du Carnaval, c’est
ôter les masques et costumes
que l’on porte tout le reste de
l’année.
On se libère du carcan des
bienséances,
des préjugés et des complexes par le
déguisement,
la désinvolture et
l’autodérision »
Nous étions au départ du défilé.
Hors concours . . .
Découvrant à la fin du XVIIIème siècle
le Carnaval de Rome
et les scènes délirantes jouées
par des hommes travesties en femmes,
Goethe notait que "le Carnaval est une fête
qui n'est pas donnée au peuple,
mais c'est le peuple qui se donne lui-même".
Ces deux "demoiselles" doivent être leur réincarnation.
Beaucoup d'hommes étaient déguisés en femme.
Je n'avais pas de divan pour les psychanalyser.
Un petit rigolo exécute la danse du ventre
devant Véronique, médusée . .
Beaucoup plus poétique,
une fée échappée de son univers.
Sœur Rita et sa geisha.
Sur le parcours . . .
Papa, Maman et bébés crocodiles.
Devant les stands,
c'était noir de monde . . .
(Plaisanterie souchonesque)
Il faut dire que les tapas étaient à :
Dans la pizzeria où nous avons déjeuné,
un lutin échappé des bois . . .
Que de monde . . .
Excellent.
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