lundi 7 mai 2012

Cap Blanc

Bizerte

Après 20 heures de navigation....

La Salamandre est à quai


Sympathique pêcheur

En sandwich entre 3 bateaux devant et autant derrière ! Nous ne partirons pas lundi !

Apercevez-vous le mât du bateau ?

Le Vieux Port et les murs de la casbah

Mur de la casbah


Station de taxis  ???

DANS LA MEDINA  : Ferronnier en train de faire des dents sur une faucille, à l'emporte-pièces; la faucille  est posée sur un os  à moelle, ce qui évite la déformation de la lame au moment de la frappe.

Fabrique un alambic, servant à la distillation des fleurs d'oranger ou du géranium,  pour un usage culinaire


Rémouleur

Aiguise les ciseaux servant à la tonte des moutons






Mosquée Rebâa: minaret octogonal de style  ottoman;  dernier étage à encorbellement

Mosquée de la casbah; minaret carré, de style arabe


ARMAND ET BRIGITTE EN TUNISIE

Jeudi 3 Mai, à 12 H 00, nous partons de VILLASIMIUS, pour rejoindre une fois encore, "UNA TERRA INCOGNITA", avec cette fois-ci, un plus de taille, changement de continent, et ce n'est pas rien, car quand on y réfléchi, on peut faire une transat sans changer de continent....
   Imaginons.... Toulon- Gibraltar (Angleterre), Gibraltar-Canaries (Espagne), Canaries- Antilles (France), toujours sur le même continent, mais passons, nous y reviendrons plus tard.
   A peine sortis de la baie de Villasimius, le vent de force quatre /  sud, nous oblige à obliquer vers l'ouest sur 5/ 6 milles environ, afin d'y trouver un peu de stabilité , puis nous virons de bord vers l'est, et reprenons ,au fil des milles, une direction sud/ sud.est, avec une allure de prés serré, obligeant  sans cesse à abattre, puis reprendre du cap, enfin, jouer avec le vent, en essayant de marcher le mieux possible, et de faire le moins de route possible. Et c'est ainsi, que nous avançons à voiles, parfois à sept Nds, parfois au moteur, et parfois à quatre Nds, mais gardant toujours une moyenne de cinq Nds, quand, en fin de seconde partie de nuit, où le vent se met à forcir, nous faisant réduire fortement la voilure, nous atteignons la route des cargos. Alors là, mes amis, plus question de déconner !!! Il y en a partout, devant nous, derrière nous, sur les cotés, partout je vous dis. Le radar prouve son importance dans ce genre de navigation et sans arrêt, je monte et je descends pour voir " si un train ne peut pas en cacher un autre".
   Ils en ont eut de la chance, ces cargos, je n'en n'ai pas éperonné un seul et pas coulé un seul. " hamdoulah", et oui nous sommes en eaux Tunisiennes !!!
   L'entrée dans la baie de Bizerte se fait au moteur, alors que quelques minutes auparavant, pas encore abrités du Cap Blanc nous étions à trois ris dans la GV et dans le génois.
   Nous étudions les cartes, et remarquons que nous pouvons mouiller à l'entrée du port de pêche, ce que nous faisons, bien contents de pouvoir prendre une douche et de nous reposer un peu. Nous verrons ensuite pour les démarches administratives d'entrée. Ma douche prise, commençant une sieste méritée, j'entends soudain un langage incompréhensible et pourtant familier- pensant immédiatement à notre "Ali" ( pour les connaisseurs ) -, qui dans un début d'inconscience et de  demie-somnolence, m'indique que les emmerdements vont peut-être bien commencer.
    BINGO : deux casquettes  kaki, émergent dans mon champ de vision, avec un tas de questions, quant à notre présence, au mouillage.... Je ne me souviens que de " Interdit ", " Suivez-nous tout de suite", " Entrer dans le port ", " Aller voir la Police " etc etc....
   J' obéis plus que je n'obtempère, et  je somme Brigitte de sortir de sous la douche; qu'il faut déguerpir et suivre les forces de l'ordre illico, au port; sinon je sens que nos deux gaillards sont prêts à tirer. Bon j' exagère un peu, mais quand une femme est sous la douche il faut des arguments pour l'en faire sortir un peu plus vite que d'habitude.
  Je sors du  carré  pour voir les conditions d'entrée au port,  mes deux gaillards et leur zodiac, ont disparu.
Nous levons l'ancre et entrons au port, où je suis ébahi devant le foutoir de bateaux dans tout les sens, à couples, bateaux de pêche, de la gendarmerie maritime, de petits bateaux de plaisance, mais un seul voilier, à couple d'une vedette. Mais où vais-je me mettre?
   Je fais une reconnaissance, et me dirige vers mes gaillards en kaki que je repère sur le quai, m'adresse à eux, qui visiblement, n'en n'ont rien à foutre, et me disent de me mettre " au quai d'accueil "; trois jours après, je le cherche encore ce foutu quai d'accueil.
   Mon hésitation passée, je calcule le vent, sa direction (et oui, en plus il y a du vent), et vise une place entre deux bateaux de pêche. La manoeuvre est risquée, mais je donne les directives, le "modus opérandi" (ce terme est un reste savant de mon enseignement policier. Mais c'était dans une autre vie...) quant à l'accostage... Marche avant, marche arrière, en travers entre les bateaux de pêche, espace limité, le regard intrigué et suspect des autochtones, enfin, "MOI, CAPITAINE JE N EN MENE PAS LARGE", et puis.......comme si j'avais fait celà toute ma vie,  je m'enquille dans le trou de souris, sans un coup, sans une bosse sans une égratignure. Nickel, j'y suis, j'y reste  !!!
   Je vais voir la police maritime, qui me demande d'attendre, les différentes autorités vont se déplacer pour effectuer  notre entrée en  TUNISIE.
  Trois bouteilles de whisky plus tard, tout est en règle, et malgré l'endroit, je  pense ALLELUIA !!!

Ainsi se terminent les deux premiers chapitres des Voyages de La Salamandre.

Vous avez aimé Armand et Brigitte en Corse.

Vous avez adoré Armand et Brigitte chez les Sardes.

Vous attendez la suite….

Avec des mystères :
Vont-ils bénéficier de vents favorables ?
Vont-ils trouver des mouillages calmes pour passer la nuit ?
Vont-ils trouver une connexion Internet pour que vous puissiez suivre votre feuilleton préféré ?

Avec des questions existentielles :
Horus va-t-il apprécier les croquettes tunisiennes ?
Vont-ils manger le bon couscous ?

Avec de l’érotis

 Vous allez retrouver nos deux sympathiques héros,
Avec des dialogues emprunts d’intelligence, d’humour et de modestie………….

Vous attendez

Armand et Brigitte en Tunisie.


Commentaires inutiles.........


Vues du mouillage



Roland est-il passé ici avec Durandal, avant Roncevaux ?

Etonnant, n'est-ce pas ?



Il n'y a pas que sous les Tropiques que les eaux sont claires......


Construit par Philippe II d'Espagne 1578







Le port de Villasimius

En arrière plan, La Salamandre....

..............au mouillage.

dimanche 6 mai 2012

DE CAPO FERRATO A VILLASIMIUS

Lundi 30 avril , après une nuit réparatrice, nous levons l'ancre, pour aller toujours plus au sud et ce sera VILLASIMIUS.

   Contrairement aux prévisions météo qui donnaient un vent faible du sud, nous bénéficions d'un vent portant de deux à quatre Nds, venant du nord. Nous installons immédiatement le spi et nous nous laissons porter à un petit quatre Nds, jusqu'au cap Carbonara, où l'absence soudaine du vent nous oblige à remballer le spi  pour ensuite finir l'étape au moteur.
    Comme toujours une lecture attentive des cartes nous indique que le mouillage est possible dans l'entrée coté nord du port. Un peu inquiets toutefois de voir quelques bateaux au mouillage, mais bien plus avant, et moins à l'abri de cette houle du sud/est persistante. Un oeil rivé sur le sondeur qui "couine" à n'en plus pouvoir, nous avertissant à forts bip bip stridents qu'il faut faire quelque chose, sinon on va s'échouer.... 2.90 m , 2.70 m , 2.50m, 2.30 m, vite on jette l'ancre, et nous voilà bien à l'abri dans un cadre somptueux de verdure, de fleurs, de rochers arrondis et d'une petite plage au sable blanc, tout cela à portée de deux coups d'avirons.
   Nous y resterons trois jours, à faire des balades, autour du port, une marche de six kilomètres aller et retour pour rejoindre la ville de Villasimius, où les navettes ne sont pas encore en fonctionnement pour rallier le port. Nous en profitons également pour faire les pleins d'eau et de fuel, nous préparant ainsi à cette dernière traversée qui fera de notre voyage, un voyage "transcontinental"; oui, oui, n'ayons pas peur de cette exagération.

D'ARBATAX A CAPO FERRATO

   Les vents nous seront favorables? demain dimanche 29 avril, pour reprendre notre route du sud.

   D' ici demain, j'ai le temps d'enfiler ma combinaison de plongée et d'aller taquiner la girelle, sur le bout du brise- lames, où de gros blocs de béton sont de bons repères à poissons.
   En quelques minutes, je suis équipé, je prends l'annexe et viens me caler entre les blocs, je sors du canot et vlan, je pose le pied droit dans la ...., ayant ce jour là, l' habit et le piquant d'un magnifique oursin. Ouille ouille  ouille !!!
   Mais cela ne m'empêchera  pas de pêcher notre futur repas. A peine dans l'eau, une daurade portion  vient se planter sur la flèche tahitienne, puis  ce sera le tour de deux mulets, puis d'un petit sar. Et puis il y a quelques beaux poissons que j'ai  vus, mais pas sû m'en approcher. Le but de cette sortie est atteint, le repas assuré, ainsi qu'un bon moment de plongée, court mais bon.
   Le lundi 07H30, nous sommes en train de lever l'ancre, quand la Guardia  di Finanza vient nous rendre visite. Eux aussi vont à la pêche, et c'est avec une énorme épuisette, qu'il attrapent papiers du bateau et passeports. Nous patientons une demie- heure puis nous  pouvons enfin partir, libérés de cette formalité.
   Cap au sud, mais le vent qui devait être présent, nous fait défaut, et c'est contraints et forcés que nous faisons l'étape du jour au moteur. Je profite d'une vitesse régulière au moteur pour installer deux cannes de traine au cas où .... L'intuition était bonne puis qu' au bout de quelques milles, le chant du moulinet me caresse l'oreille; et c'est une belle bonite qui va rejoindre les poissons d'hier soir. L'étape se passe sans heurt, si ce n'est cette grosse houle du sud /est qui nous secoue et nous oblige à trouver un autre mouillage plus à l'abri pour la nuit.
   Après une lecture attentive des cartes, je déniche le seul endroit capable de nous recevoir pour la nuit, et ce sera le cap Ferrato. Le choix était le bon , la nuit aussi.