lundi 27 mai 2013

C E P H A L O N I E


CEPHALONIE, 935 Km2, la plus grande des îles Ioniennes, située sur une faille tectonique semblable à celle de SAN ANDREA en Californie. En 1953, un violent séisme détruit presque toutes les habitations de l’île.

ARGOSTOLIE, capitale…Le front de mer est agréable, mais on trouve, dans une rue parallèle, boutiques de mode et bijouteries, magasins de babioles grecques peut-être made in China et pièges à touristes.




L’expresso est à 2 €. Nous sommes effarés par les prix dans les magasins d’alimentation : que dire de 6 € pour un litre d’huile d’olive, produit grec ? Le prix des poivrons est le même qu’à Malte : près de 6 €. Nous constatons sur les reçus que la TVA est à 23% !!! Nous remboursons ainsi deux fois la dette grecque…
Il reste les tomates, à moins d’1 €. Le pain n’est guère bon, à notre goût.


Coup de vent annoncé : nous nous réfugions dans la « MARINA », qui est loin d’être terminée, et qui ne le sera peut-être jamais…Monsieur IMRAY trouve l’endroit triste, mais nous l’avons trouvé sympathique, et surtout bien abrité.


Entrée de la "Marina"



La Salamandre en bout de quai, bien à l'abri...











                                                De plus, Armand a trouvé de quoi nous sustenter....




vendredi 24 mai 2013

OU IL EST PROUVE A NOUVEAU......


... QU’EOLE EST UN IGNARE QUI NE SAIT PAS LIRE LES BULLETINS METEO…

OU ALORS IL S’EN FOUT, ET FAIT CE QU’IL VEUT…

CE QUI SEMBLE LE PLUS PROBABLE…


Donc, le Samedi 18 Mai, à 10 H 30, nous levons l’ancre et disons au revoir à SYRACUSE…






Castello Maniace



Direction : les îles grecques de la Mer Ionienne, plus précisément ARGOSTOLIE, dans l’île de CEPHALONIE.
EPHAÏSTOS quitte Syracuse une heure après nous, et suivra sa propre route.


300 milles (soit 600 Km)…Au moins 70 heures de navigation, donc : trois jours (et trois nuits !)
Nous n’en n’avons jamais fait autant…Mais il faut bien commencer un jour, pas vrai ?


Je vous passe les pérégrinations nautiques…Je vous fais grâce des problèmes métaphysiques liés au titre de cette missive…
le spi…non, plus le spi….
la pétole…
le passage de 3 à 33 Nœuds de vent….


Deux faits marquants, au cours de cette nuit :

1 )   LES HIRONDELLES

La nuit tombe…Cinq ou six hirondelles volent autour du bateau, se posent ici et là … Elles doivent être épuisées….Une, plus hardie que les autres, pénètre dans le carré, ressort, entre à nouveau, doit s’y sentir bien, et s’installe pour la nuit. Une autre, reste sous la capote, met sa tête sous l’aile, et dort.














Elles reprendront leur vol le lendemain. Laura et Olivier auront des visites semblables.







2 )   LA PÊCHE

Deux poissons : un thon, puis une grosse bonite qui a demandé au valeureux pêcheur ¾ d’heure de dur labeur pour vaincre l’animal…Voir les photos du valeureux pêcheur et de l’animal : vous saurez reconnaître qui est qui…


A l'horizontale, (ou presque).....

...ou à la verticale, c'est un beau poisson!























[Alors: grillé, en pavés, en papillote, au court-bouillon pour manger froid, en brochettes, 
en daube, à la tomate, en donner aux voisins de quai...et en conserve pour terminer. Ouf!!!]


" J'aime bien le thon et la boni-i-ite...."
(Sur l'air de: "j'aime le jambon et la saucisse..")

Le Dimanche, ni le Capitaine, (Celui qui est valeureux…) ni le malheureux second (…qui ne l’est pas du tout, mais alors pas du tout….) n’ont fermé l’œil…

Nous décidons de nous arrêter, et jetons l’ancre à ROCELLA IONICA, en fin d’après-midi : nous avons parcouru 115 Milles (Soit 230 Km)…Et puis, il n’y a plus de vent….

[Pour les forts en géographie, nous sommes partis du S/E de la Sicile, pour arriver au milieu de la partie avant de la botte italienne, sous le plat de ladite botte…Vous voyez ?]

Armand prépare du thon : thon à l’huile qui pourra être mangé froid, puis des pavés à la poêle. Hum, c’est bon !

Une douche (Avec eau chaude, puisque nous avons terminé la route au moteur, à cause des caprices de Monsieur Eole), et au lit : il est 18 H 30.

Mais, bien sur, vous vous doutez que la vie n’est pas si simple…

Bien sur, que le vent va se lever…
Bien sur que l’alarme d’évitage va sonner…et sonner… et sonner… et ras-le-bol !!!
Force du vent : 25 Nœuds
Direction  du vent: la Grèce
Et mince ! (Le mot est faible !) Que faisons-nous ????
Décision prise, je quitte mon pyjama, m’habille pour passer une « bonne » nuit, et nous voila sur le pont, ancre relevée….Il est 21 H 30.

Et là, à votre idée ?

Il n’y a plus que 6 Nœuds de vent ! J’t’y jure, k’est vrai !

Je commence à me foutre (Sauf votre respect) de la situation, le Capitaine est là pour faire face.
Donc, je dors…Nous quittons ROCELLA IONICA au moteur.
Le vent finira par se lever…

Nous serons secoués cette deuxième nuit, mais la troisième sera une merveille (Même pour moi !)

Mer à peine frissonnante, vent constant (15 Nœuds), bateau réglé à la perfection, magnifique nuit étoilée, demi-lune qui donne une belle lumière…
Tout est parfait ; pas un seul bateau en vue…Nous dormons…Réveil pour voir qu’il n’y a rien de spécial à voir…et redodo…



PHOTOS OLIVIER











PHOTOS OLIVIER













MARDI MATIN


Nous sommes devant CEPHALONIE, la plus grande des îles ioniennes.


Phare 




 Nous venons de parcourir 315 Milles (Soit 630 Km), en 72 Heures.
Mais quel est ce bateau, devant nous ???



Non, impossible que ce soit eux !!!!!!!
C’est bien EPHAÏSTOS.





Nous jetons l’ancre devant ARGOSTOLIE.

BONJOUR LA GRECE


jeudi 23 mai 2013

DES PISTACHES....



Le pistachier, originaire du Moyen-Orient, est un arbuste de 3 à 8 mètres, qui pousse en abondance autour de l'Etna.
Il fut importé de Syrie par le gouverneur romain Lucius Vitellus.

Pour la sexualité du pistachier, reportez-vous au film "L'Immortel",de Richard BERRY,  avec Jean RENO, ou le malfrat dénommé "Le Pistachier" en donne une explication claire, nette et sans bavure.....

Sinon, allez voir les travaux de Sébastien VAILLANT, en 1716.....




Le résultat de ladite sexualité est devant vos yeux:
brioche de belle taille, chaude, ouverte, fourrée de deux boules
de glace à la pistache, chargée de pistache pilée, 
surmontée de gaufrettes...
Le bavoir n'est, hélas, pas fourni, ce qui est regrettable, 
la dégustation étant dégoulinante...
(Photo Olivier. Dégustation idem...)

vendredi 17 mai 2013

L'ETNA...


L’ETNA, 3 350m d’altitude, le plus haut volcan d’Europe, couvre une superficie de 1 200 m2. Il est l’un des volcans les plus actifs du monde, avec une centaine d’éruptions au cours du XXe siècle.

Il entre dans la catégorie des VOLCANS ROUGES, qui émettent des laves fluides. Celles crachées par l’Etna ont souvent atteint la mer, distante de 30 Km à vol d’oiseau.

 Les roches volcaniques viennent à la surface à l’état de fusion. Les pentes, relativement raides, sont percées de plusieurs bouches éruptives.

En 253, CATANE, à 45 Km du volcan, fut épargnée lorsque les flots de lave de l'Etna se scindèrent en deux devant la procession transportant les reliques de Sainte Agathe. Mais en 1969, la procession avec les mêmes reliques, ne put éviter la destruction de la plus grande partie de la ville. Ce qui prouve que tout se perd....





Nous attendrons la prochaine coulée de lave
pour que tout cela disparaisse... 



Haut du cratère de 2001


Autre cratère secondaire

Des téléphériques transportent le touriste jusque'à 2 500 M

Nous sommes à 1950 M

Les restaurateurs ont eu chaud aux fesses...

Reproduction d'une carte postale



Si les Romains ont situé à VULCANO les forges de VULCAIN, les Grecs, dans leur mythologie, ont mis sous l’Etna celles d’HEPHAÏSTOS, où il fabriquait les armes des dieux de l’Olympe.

jeudi 9 mai 2013

LES CERTITUDES MATHEMATIQUES...



...ont quelque chose de rassurant : ce sont des certitudes…

Vous vous êtes levés ce matin en sachant que 263 X 16 faisaient
 4 208 ;
que, dans la suite de Fibonacci, vous alliez trouver 144 après 55 et 89 ;
 et que 8 est la 84 ème décimale de Pi ….


Vous vous coucherez ce soir avec les mêmes rassurantes certitudes…
Du moins dans notre monde à trois dimensions…allez donc savoir ce qui se passe ailleurs…

Il y a un « ailleurs » que le plaisancier connait bien : cela se nomme

la météorologie

Communément appelée, plus modestement, météo.
Certitude météorologique ? Ce n’est pas une science exacte, tout le monde vous le dira,
 et, pour dire vrai,
c’est la seule certitude dont nous disposons…

Voilà donc nos spécialistes météo, Laura et Armand, penchés religieusement sur les courbes joliment colorées, les flèches aux significations ésotériques, de Lamma et de Zy Grib, dans notre QG Internet, devant une bière et une pizza, ce Lundi soir…

Il n’y a pas à hésiter : il faut partir Mardi matin. Le vent le plus fort nous attend au départ, 25 Nœuds (Soit 50 Km/h), direction : NO/SE, donc en vent de travers. Dans l’après-midi, le vent doit baisser, 15/10 Nœuds (30 / 20 Km/h). Nous allons certainement devoir terminer la traversée au moteur…
Mais il va y avoir de la houle, des creux de 0,80 M à 1,20 M…
 Le mot « houle » est pour moi synonyme de « ouille », voire même « ouille-ouille-ouille ».





Pour la petite histoire :
Laura (Vous êtes priés de prononcer son prénom à l’espagnol, puisqu’elle est de la péninsule ibérique) et Olivier, avec EPHAISTOS, ont hiverné à Monastir, comme Laurent de Caracal. Mais sur le ponton N°2…
Nous les avons sans doute croisés, mais c’est à Lampedusa que nous avons fait connaissance, et c’est à Malte que nos avons approfondi ladite connaissance…. (Voir les photos !)

Nous parlions franco-anglais en début de repas, et avons d'ailleurs,
 fait beaucoup de progrès en anglais.
Armand devenait intarissable ...
So lovely....
Olivier....




...et Laura sont parfaitement trilingues.
Au dessert, devant (et surtout après) la bouteille
de limoncello (made by Armand him-self, il y a bien longtemps, dans le sud de la France)
 retrouvée en fond de cale, nous avons pu nous exprimer en franco-anglo-espagnol,
ou en anglo-espagno-français, à moins que ce ne soit de l'espagno.......


L'important est de vivre dans le présent
et de regarder l'avenir  par le bon bout de la lorgnette.



















Nous quittons donc Malte le même jour, pratiquement en même 
temps, après s’être fait des adieux presque déchirants, et nous être dit « A ce soir ». 
Nous projetons en effet de faire une halte à CAPO FERRATO, à la pointe S.E de la Sicile, pour y passer une nuit de repos, avant d’atteindre SYRACUSE.


Au revoir, Laura et Olivier....

Nous quittons le bateau qui nous a servi de quai pendant un mois.

Au revoir, La Valette....



Ah, les bonheurs de la « plaisance » !
Qui donc a donné ce qualificatif au fait de se déplacer en bateau à voile ????

DEFINITION :

La navigation à voile est le moyen le plus lent, le plus inconfortable, le plus humide, pour se rendre dans un endroit où l’on n’a rien à faire.

Donc, nous sortons de La Valette. Le Capitaine prend une route plus à l’est que celle d’Olivier, qui choisit une route nord.  Après trois heures de navigation, nous nous perdons de vue.

La houle….le mot, seul, évoque, dans l’ordre d’apparition :
1)      une envie de vomir,
2)      des envies de suicide
3) une haine féroce qui me fait dire que je vais divorcer une fois arrivée à terre

...Ma-llla-a-a-a-de…

Je tente de juguler le mal-être : je récite les verbes irréguliers anglais ; entre TO ARISE et TO WRITE,
 il y a de quoi faire….Mais j’ai dû en oublier…

Consolation : une bonite à mordu à l’hameçon, et me réconfortera, ce soir, au repas…

La mer est agitée, le vent à 20 Nds nous mène à une vitesse entre 7 et 7,5 Nds, malgré la voilure fortement réduite, le Capitaine optant pour un relatif confort, plutôt que pour une vitesse plus élevée.

 Le temps passe, la mer se creuse, les départs au lof sont fréquents…

L’option plus à l’est, décidée en fonction des prévisions météo, s’avère rapidement plus mauvaise que bonne, car, à mi-chemin, nous devons arrondir notre route plus au nord.
Le vent devait baisser. Hélas, nous passons de 20 à 25 Nds, avec des pointes à 32 Nds (Soit 64 Km/h) dans le nez, durant les 15 derniers miles.

Curieusement, mon mal de mer s’atténue à mesure que le vent forcit …

La houle est grosse. Nous prenons quelques grosses vagues qui arrivent sur le pont, dont deux qui passent par-dessus la capote.

Nous finissons notre route trempés.

La terre nous abrite, enfin, du vent et de la mer…
CAPO FERRATO : nous croyons y passer une nuit tranquille …



Arrivée d'Ephaïstos


Calme, lorsque nous sommes arrivés, la mer ne nous fait pas la grâce de le rester…
La houle nous ballote de droite et de gauche, puis etc…etc….

A 6H30, le lendemain, nous levons l’ancre, suivis par Olivier et Laura.
Direction SYRACUSE…

Et là, braves gens,

.……PéToLe…….

Des dauphins nous font un bout de chemin,

nous croisons des poissons-lune,

un espadon nous nargue en faisant des bons…



Il est vrai que cela ne rend aucunement l'émotion ressentie à les voir jouer sous l'étrave du bateau






























Nous arrivons à Syracuse au moteur.


Nous jetons l’ancre dans le fond vaseux, excellant mouillage, de la baie,
 entre la vielle ville et la ville moderne…
EPHAISTOS  arrive bientôt.


BONNE NUIT