lundi 24 juillet 2017

LA "GRANDE" TRAVERSEE


J’ai été trompée . . .

Lorsque j’ai signé pour aller à Madère, 
au bureau des formalités dont je faisais allusion 
dans mon dernier article, c’est parce qu’il m’avait été vanté 
le côté bonnard de l’Atlantique, 
sa grosse et ample houle qui soulevait le bateau, 
l’élevant par l’arrière, avec délicatesse,
 avec des alizés qui vous poussaient, 
en vent portant, le bien nommé…

J’ai dû cocher sur le formulaire une case qu’il ne fallait pas.

Nous sommes donc partis de Portimao, 
Vendredi, à 6 H 15.
La Salamandre et Kestrel avaient certes fière allure,
 comme toujours d’ailleurs.

Du vent, de travers, soulevait de grosses vagues,
 évidemment de travers elles-aussi, 
sinon cela n’aurait pas été drôle.

De la houle, il y en avait, croisée avec les vagues :
 je vous laisse imaginer le tricotage : 
une vague à l’endroit, la houle à l’envers.

Lorsqu’Armand m’a rappelé que l’idée d’aller à Madère 
était sortie du cerveau si bien ordonné de Jean-Claude,
 et que, sauf erreur, il ne participait pas à notre périple, 
préférant la Méditerranée, 
une grosse boule de hargne est venue 
se plaquer sur mon plexus solaire.

Voyant le risque d’arriver à Madère
 avec un début d’ulcère à l’estomac,
 j’ai aussitôt effectué plusieurs respirations complètes 
et profondes, et déclamé quelques mantras, 
dont les puissantes vibrations 
ont apaisé mon mental en fusion.

Le bateau filait bon train, atteignant superbement 
8 nœuds, près de 15 Km / H.

 La nuit à été identique à la journée.

24 heures après le départ, nous avions effectué 155 Milles. 
(Soit 287 Km)



Si le vent a été plus favorable le lendemain,
la mer était toujours grosse.


Samedi matin.

 Armand a eu, lui, le courage de sortir l'appareil photo,
pour immortaliser Kestrel.
La Salamandre en supportait autant.
Après une "bonne" nuit . . .










Samedi après-midi.






















Se bouger a constitué une difficulté tout au long du trajet.
Tout m’a été pénible : s’habiller lorsqu’il faisait froid, 
se déshabiller lorsqu’il faisait chaud, aller aux toilettes…

Navigation toutefois bonne pour le régime :
 Vendredi, rien ;
 Samedi, une pomme et un œuf dur qui a eu de la peine à passer ; Dimanche, j’ai fait bombance : deux oranges.

Merci à ceux qui ont pensé à ma fête, 
moi qui n’y étais pas (à la fête)

Je vous fais grâce des multiples chutes à l’intérieur du bateau, sinon vous allez penser que je me plains…

Le Capitaine s'est mieux comporté que moi,
sans être vraiment bien à l'aise.

Tout passe, (Tout lasse aussi, paraît-il).

Toujours est-il qu’en ce jour béni du Lundi 24 Juillet, 
à 9 H 45, l’ancre était jetée à PORTO SANTO, 
dans l’archipel de MADERE,
 après 3 jours et 3 nuits de navigation, 
soit exactement 75 H 30, 
après avoir parcouru 466 Milles, soit 863 Km.


Mon âme animiste remercie les Esprits de l’Air et de l'Eau.

Je remercie aussi le bateau, avec son pilote automatique 
qui a bien tenu le cap.

La Salamandre est l’Esprit du Feu.

Ne souhaitez pas que je vous accompagne un jour
aux Caraïbes.

"Non merci, non merci, non merci".
(Cyrano de Bergerac)






Arrivée à Porto Santo.

Terre volcanique.



Tout de même: trois daurades coryphènes.
La première est déjà au réfrigérateur.

L'ancre est jetée dans le port.
Kestrel a eu droit à la dernière place
de la petite marina.

jeudi 20 juillet 2017

PORTIMAO Bis

Jeudi 20 Juillet.

Ce matin, à l'aube,
(Je veux dire que six heures sonnaient au clocher)
nous avons quitté Faro, 
d'où Alicia avait pris l'avion la veille,
pour un retour bien mérité en France.  

 L'heure de départ était évidemment fonction de la marée.





Kestrel a une demi-longueur d'avance.

Ce gros fainéant s'est levé après nous.





















Du vent, et puis pas de vent...

Les voiles, puis le moteur...



Retour sur Portimao.
   
Demain est le grand départ.

Direction l'île de Porto Santo,
dans l'archipel de Madère. 

Comptez au moins quatre jours,
trois nuits pour effectuer les 460 Milles
(851 Km)
qui séparent Portimao de Porto Santo.

Une fois dépassé le niveau du Cap Saint Vincent,
à l'extrême S-O du Portugal,
l’alizé est établi,
au N-NO,
avec une force de 15 à 25 nœuds
(de 28 à 46 Km/h).

Il parait que le voyage est une formalité . . .

Pour le bureau des formalités, c'est à gauche.
Les réclamations, c'est dans la pavillon à côté . . .



Durant ce temps,
il y aura bien sûr un silence radio,
comme derrière la face cachée de la lune.

Nous n'aurons jamais effectué
un parcours aussi long.
Nous n'avions mis QUE 72 heures
pour nous rendre en Grèce.

Alors, les Amis, à bientôt...



mardi 18 juillet 2017

FARO Bis

Retour sur Faro Dimanche.

Alicia retourne en France Mercredi.

Dernières lessives,
avitaillement avant le grand départ . . . 


Une visite:

l'Eglise des Carmélites,
construite à l'emplacement d'un cimetière. 


L'Eglise est inaugurée en 1719.




Magnifique tapisserie.



























Plafond de la sacristie.









Que faire de tous les ossements?

Une chapelle.
La Chapelle des Os.

Il en existe cinq de ce type au Portugal.

"Arrête-toi, et pense au destin qui sera le tien."






 Vous bénéficiez là de la technique de balayage 
de notre nouvel appareil photo,
l'ancien ayant son objectif hors service.





1245 crânes côtoient tibias et autres fémurs,
disposés avec art. 

mardi 11 juillet 2017

PORTIMAO


Mardi 11 Juillet.

Nous quittons l'île de Culatra.

Véronique, Christian, Zoé et Basile
vont rejoindre Faro. 

Véronique raccompagne ses petits-enfants 
en France Jeudi.


Nous allons rejoindre l'océan.


En cours de route:


Changement de décor: des falaises.









Nous sommes passés à l'anglais.
Prétérit et futur: ça épuise.

Arrivée à Portimao, après avoir parcouru 40 Milles.





Fort de San Joao.



















Nous filons jusqu'au Club Naval,
où le Capitaine fait un superbe créneau
 entre deux bateaux, pour se mettre contre un ponton.

Aussitôt installés, il nous est signalé que le ponton est privé.

Nous louchons sur un tuyau d'eau,
et, avant de décamper,
nous faisons le plein des réservoirs.

Demi tour,
pour jeter l'ancre bien à l'abri
derrière la jetée.

Et qui avons-nous comme voisins ?
Sally et Antony,
nos voisins d'Aguadulce. 

Il va falloir se remettre à l'anglais.

Je vous disais il y a peu de temps
que le mer était petite.

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Au matin, retour de pêche.















P O R T I M A O .

Débarquer à Portimao
relève du parcours du combattant.

Les marinas n’acceptent pas les annexes 
étrangères, et comme les portes des pontons 
s'ouvrent avec des cartes,
il n'y a pas moyen de ruser.


C'est donc bien loin de notre mouillage
que nous avons accroché 
l'annexe à une échelle
pour gravir les 3 mètres 
qui nous séparaient de la terre ferme.


Comptez quelques Km
pour rejoindre Continent,
la big surface où nous devions trouver de l'internet,
nous permettant d'alimenter ce superbe blog.

Balnéothérapie.






Sinon, rien à signaler.


 Nous retournerons à 
Ferragudo, en face de Portimao,
bien plus typique.





F E R R A G U D O

Village en face de Portimao. 











Portimao.


L'art est toujours dans la rue,
même pour masquer les poubelles . . .