dimanche 30 avril 2017

MALAGA



Nous avons quitté la marina de la Herradura
Samedi matin.

S’y réfugier n’était pas un plan B.

C’était un plan M, comme merdique.
Bilan : un liston enfoncé, le filet déchiré, 
les protections de pare-battage en loque . . .

Que du matériel, certes, mais payer pour ne pas être en sécurité fait un peu râler.

Donc, fuyons . . .
Direction Malaga, au portant, ce qui permet de naviguer (enfin) à voiles, et à bonne vitesse,
puisque les 35 milles ont été parcourus en 7 h 15.

Temps gris; nous avons froid.
nous sortons vestes chaudes,
bonnets, chaussettes de laine . . .

Devant les impossibilités de trouver une place
 dans une marina, nous avons jeté l’ancre 
à l’embouchure du Guadalmedina, près de l’entrée du port.

Et là, plus tranquille, cela ne pouvait se trouver.
En attendant la renverse . . .





Nous avons remonté le Guadalmedina avec l'annexe
jusqu'à ce que le pied du moteur touche le fond.


















L A   C A T H É D R A L E . 


Quand les Rois Catholiques entrèrent à Malaga,
 en Août 1487, 
la mosquée construite sur une ancienne basilique 
fut  convertie en cathédrale 
dédiée à notre Dame de l’Incarnation.










L'intérieur est imposant.

Existe-t-il encore
des Maîtres maçons capables de telles prouesses ?

Se délecter des ouvrages d'Henri Vincenot,
le Pape des Escargots, où les Etoiles de Compostelle.































Quelques œuvres pour frapper l'esprit du bon peuple . . 





Pieta.







Porte colossale, gardée par un mécréant.



Orgues monumentaux.




A la sortie de la cathédrale . . .



. . . un lutin plein d'amour.






DANS LA VILLE


Devant l'Alcazaba, le théâtre romain.

















Pour avoir une vue sur une partie du théâtre, recouverte par le bitume,
une pyramide a été construite,
presque digne de celle du Louvre.
Pour être dans les normes, la pyramide est orientée
comme toutes les pyramides,
les faces vers les points cardinaux.

Je le sais, parce que j'ai sorti ma boussole.
Du grand art . . .







Émouvant: musique, chants et danses.







A une tête en papier mâché.


Visage à droite, visage à gauche.

Une statue ?



Mais non, ça bouge lorsqu'un sou est mis dans l'escarcelle . . .




L E S   J A R D I N S .

El Paseo de Parque.




Pin des Canaries.

Connaissez-vous le PERSEA AMERICANA ?
Vous devez, par contre, connaître ses fruits:
l'AVOCAT.
Alors, là . . .

vendredi 28 avril 2017

LA HERRADURA


C'est charmant . . .






Ça l'est nettement moins ! ! ! 





Le mauvais temps étant annoncé,
la Salamandre et son équipage se sont réfugiés
dans la Marina de la Herradura Jeudi après-midi.

Hélas, si agréable lorsque la mer est d'huile,
avec le vent d'est qui sévit,
la Marina
 (celle qui est si agréable lorsqu'on n'en a pas besoin)
devient un véritable piège par gros temps.

Placés où nous sommes, nous recevons en direct
l'impact du ressac des vagues.
Les à-coups que subissent les amarres
font cogner le bateau.

Nous percutons les bateaux voisins. 
Les pare-battages tiennent bon.

Bref, mauvaise nuit.


9 heures:

Le porte-canne du bateau à moteur sur notre tribord
a sectionné le liston de la Salamandre en deux endroits.
(La bordure de métal qui entoure le bateau)

Une amarre du bateau voisin vient de se rompre.

L'amarre du voilier voisin est à nouveau opérationnelle.
Surveillance des autres bateaux.













11 heures 30.

Nous cognons toujours le voisin
qui, cette fois, a remonté le liston.

Nous dégageons en urgence,
aidés par trois marinéros,
pour nous retrouver le long d'un ponton,
près des restaurants.


Notre ancienne place,
entre les deux bateaux sur la gauche.

Il suffira de tirer sur les amarres pour aller à terre.


Alors . . . le nœud de chaise . . . .




















Voila des aventures que vous avez presque vécues
 en direct. 

mardi 25 avril 2017

ADIOS AGUADULCE




ADIOS AGUADULCE

Ce Dimanche 23 Avril,
jour d’élection en France,
(Avez-vous BIEN voté ?)
nous avons dépersonnalisé la Salamandre
pour le départ de ce matin,
Lundi 24 Avril.

Rangement des bibelots, dernier nettoyage,
 dernière lessive…

Après plusieurs jours d’un vent fort (40 Nœuds)
qui nous a fait retarder notre départ,
nous sommes bons pour quitter le quai
en ce Lundi matin.

Oui, mais…
Question du Capitaine :
« Où as-tu rangé la drisse de l’enrouleur de génois ? »

Pour les profanes, c’est le bout de cordage 
qui permet d’enrouler la voile avant.

Heureusement que je prends depuis quelques jours 
des Fleurs de Bach
afin de rester dans la zénitude
 devant ce genre de questions…

Chante donc, beau merle…

L’oiseau en question ne retrouve pas 
la drisse de l’enrouleur de génois.

Le voilà donc contraint (et forcé) de filer
 au magasin d’accastillage, ouvert depuis peu,
 dans la marina.
où le Capitaine s’est déjà fendu d’une chaîne neuve,

40 € plus tard, la drisse neuve étant en place,
c’est le départ, après avoir salué Martine et Jean-Marc,
ainsi que Claire et Roland.



La capitainerie.
Un appel à Jessica sur le canal 9
pour annoncer notre départ.

Salut de Martine,
accompagné par la corne actionnée par Jean-Marc.

Nous quittons la marina: adios !



30 milles (soit 55,56 Km) à faire,
effectués avec tellement peu de vent que nous avons mis
8 heures pour les parcourir,
le moteur, à bas régime, étant aidé par les voiles
qui, depuis 7 mois, n’avaient pas pris l'air.

Pas de quoi admirer le paysage en cours de route :
c’est moche, car couvert des serres.

Arrêt à A D R A ,
pas plus beau...

Il ne reste certainement rien de l'ancienne cité phénicienne
pas plus que de la colonie romaine.

Adra est le dernier bastion arabe de la péninsule ibérique,
les Espagnols ayant à leur tête
Isabelle la Catholique,
qui a mis tout le monde dehors,
les Maures comme les Juifs...

Nous passons une bonne nuit,
après cette « éreintante » journée de navigation…





Mardi 25 Avril

Toujours vers l'ouest,
avec du vent dans le nez.
Donc: moteur pour faire plus simple...

En route:

Côté terre...


Côté mer...



Le vent se lève.

La mer commence à moutonner...

20 milles après Adra,
l'ancre est jetée dans un endroit qui semble sympathique

C A L A H O N D A .

















Eglise de Calahonda.
Comme vous pouvez le remarquer,
elle pourra, sans problèmes architecturaux,
être transformée en mosquée, après la reconquête de 2022.
 Voir à ce sujet le livre de politique-fiction
de Michel HOUELLEBECQ,
"SOUMISSION".

Même si vous n'appréciez ni le bonhomme, ni sa prose,
cette oeuvre est à lire.

Que les bien-pensants ne s'offusquent pas par avance:
aucun anti-islamisme n'existe dans le livre.



Mercredi 26 Avril.

Décampons...
Il convient de se mettre à l’abri,
après une nuit perturbée par une houle 
de travers.









L'ancre est jetée mois de 7 milles plus loin.

La mer se lève,
le vent souffle déjà à 20 Nœuds.
Les exploits seront pour demain...


M O T R I L


Je sais, ce n'est ni bucolique, ni paradisiaque . . .
Mais nous sommes à l'abri.