mardi 30 avril 2019

LE VOYAGE & LA MARINA DE VILA DO PORTO


Il était donc midi,
le Jeudi 25 Avril,
lorsque la Salamandre et son équipage
ont quitté le mouillage de Vila Baleira,
à Porto Santo.

Direction: 
Santa Maria,
la première île des Açores
en arrivant du Sud.



Un des postes de surveillance du Capitaine.

Adieu à Porto Santo.


Parfois, les prévisions météorologiques
s'avèrent.

Nous avons eu, dans l'ordre:

1) Du vent de travers,
juste ce qu'il faut pour être un petit peu patraque.

2) Presque pétole.
"Gréons le spi", lance le Capitaine, plein d'humour.
Le Spi est resté en place pendant 13 heures,
jusqu'à 8 heures, le dimanche matin.

3) Pétole.
Même le spi ne veut rien savoir.
 "Mettons le moteur en marche", 
annonce le Capitaine.
Aussitôt dit, aussitôt fait.

Et c'est comme cela, qu'en plein Atlantique,
nous avons profité de l'eau chaude fournie
pour prendre une douche.

4) Vent de face pour terminer, 
en ce Lundi matin.


Nous sommes à l'aube du quatrième jour.
Lever de soleil, dans un ciel dégagé.

Des dauphins, qui savent que la vie est Joie,
font des bonds à l'avant du bateau.
Merveilles que nous offre la vie.



Appel par VHF à la Marina,
qui nous confirme que nous pouvons nous installer
où nous le désirons,
et que les formalités seront faites le lendemain.

Il est 19 heures,
lorsque nous nous installons dans la Marina
de la capitale de Santa Maria,
Vila Do Porto.

Nous aurons parcouru 502 Milles
( soit 930 Km )
en 4 jours et 7 heures.

Nous mettons les pendules à l'heure:
les Açores sont dans le fuseau horaire
GMT - 1.

Il y a 2 heures de moins qu'en France.










Retour de pêche.

"Terra incognita",
s'exclame Armand.











Photos prises par Marie-Pierre,
au cours de la traversée de Kestrel.
Plus pétole que ça
va être difficile à voir.




A l'arrière de Kestrel, on voit les remous
causés par l’hélice.




lundi 29 avril 2019

C'EST ARRIVE . . .


Lundi 29 Avril.

APRES 4 JOURS
ET 7 HEURES
DE NAVIGATION,
502 Milles parcourus,
soit 930 Km,
nous vous saluons des Açores,
de l'Île Santa Maria.

Compte rendu demain.

mercredi 24 avril 2019

C'EST PARTI . . .

Demain, Jeudi 25 Avril,
nous devrions, vers midi,
lever l'ancre du mouillage de Porto-Santo,
vers Santa-Maria,
aux Açores.

Quelques jours et quelques nuits...

Até logo !

lundi 22 avril 2019

POUR LES CURIEUX.


En face du mouillage,
une usine inhabituelle.





















Dans ces tubes, appelés photobioréacteurs,
 se trouvent des micro algues.



















Les micro algues sont des micro organismes aquatiques,
vous le savez déjà.

Dotées d'une croissance rapide, elles ont la particularité
de produire des substances intéressantes pour l'industrie.

Elles convertissent l'énergie solaire
en utilisant le CO2 et l'eau,
pour produire de l'oxygène,
(dans une belle action antipollution),
ainsi qu'une matière organique,
la biomasse algale,
grâce à la photosynthèse.

En bref:
production de biodiesel, de bioéthanol,
de biogaz, d'hydrogène.

En Allemagne, des immeubles ont doté leurs façades 
de micro algues, pour supprimer la pollution,
et pour récupérer l'énergie thermique.

En Suisse, un photobioréacteur est
est installé sur le pont de Buttin, à Genève,
également comme système antipollution.

Paris a installé des colonnes pour le même but,
les colonnes Morris revisitées.

Les micro algues terminent leur vie en biogaz.

Et si l'avenir de l'énergie
passait par les plantes ?






DERNIÈRES NOUVELLES

Lundi 22 Avril

Ce n'était pas le jour pour faire la lessive !














De "belles" (?) rafales nous interdisent de faire sécher
le linge sur le pont, entre le génois, les haubans
et la capote.

Le cockpit est transformé en séchoir.
Du jamais vu !







NOUS JOUONS LES TOURISTES

PORTO SANTO

11 Km de long, 6 Km de large, 41 Km²,
avec une plage de sable de 9 Km de long 
au sud de l'île.


"Relax and enjoy Porto Santo",
le même conseil en portugais
de l'autre côté du bus.
C'est ce que nous avons fait !


 Direction le sud
en longeant la plage.


 


La montagne n'est jamais loin.

Pour arriver à la Pointe de Calheta,
face à l'Île de Baixo.


Au premier plan, Adonis;
au second plan, Bacchus.












Un petit tour pour arriver au Nord.




Du géant qui fait trempette
n'émerge que la tête.





En hauteur,
à 437 mètres,
sur le Pico do Castelo, au centre de l'île,
un canon témoigne de l'ancienne vocation défensive 
du site.

(Si vous avez traduit par "Pic du Chateau",
c'est que votre portugais est bon !)




Vue sur Vila Baleira, la capitale.


Les moulins sont dressés sur des socles
de pierres qui servaient de lieux de stockage.
Montés sur roues, ils pouvaient pivoter
pour s'adapter au sens du vent.


Vue sur le port.
La Salamandre est toujours à l'ancre.

Bateau du milieu.







Retour à la ville.


Dragonnier de 100 ans.


Petite ferme, avec coqs, poules canards, lapins . . .






DE MADERE A PORTO SANTO.

Mardi 16 Avril.

Il est 10 heures lorsque nous quittons Funchal.

Direction:

PORTO SANTO.


Pour les navigateurs, le capitaine se met au clavier.



Bonjour lecteurs assidus.


Une fois n’est pas coutume, le capitaine vous raconte…

Veille de ce mardi 16 avril : consultation des fichiers météo, lesquels sont minutieusement étudiés, comparés, agrémentés des : « et si… », « au cas où… », « on ne sait jamais… ».

Bref, évocation des différents cas de figure qui se termine presque toujours par : « on verra bien, de toutes façon, ce sera comme ça sera !!! ». 
 
Et oui vous l’avez bien compris, quoique l’on fasse, la météo, science totalement inexacte depuis que nous naviguons, n’est là que pour nous rassurer, nous donner le top départ de moult navigations qui ne se sont pas, mais alors là pas du tout, déroulées comme prévu, forçant souvent à des diètes  non inscrites au menu et des insomnies dues à des crampes de tout le système digestif, qui bien malgré lui, non seulement répugne à absorber quoique ce soit, mais en plus à force de contractions répétées, cherche à se dégager d’un quelconque relief,  qui n’existe  pas, puisqu’au régime forcé.

Bref avec la météo mieux vaut se préparer au régime plutôt qu’à stresser avant le départ pour savoir si l’on a rien oublié.

Ceci dit dans mon propos d’aujourd’hui, les victuailles et leur quantité ne posaient pas de problème particulier, puisque notre navigation n’allait durer que quelques heures, le temps nécessaire pour parcourir les 44 mn (81 Km) qui nous séparent de Funchal, capitale de Madère, de l’île voisine, Porto Santo.

Cependant il est tout de même important de prendre la météo, même incertaine, pour le départ.

C’est chose faite, ce sera mardi 16 Avril à 10 h, avec vent portant légèrement N/O dont la force devrait monter au fil des miles.

J’opte pour la stratégie consistant à me dégager le plus possible du sud de  Madère pour ensuite tirer tout droit 
jusqu’à Porto Santo.

Ce ne fut pas chose simple, le vent variant en force et direction nous obligeant à passer les voiles d’un bord à l’autre et « lycée de Versailles ». Suffisamment écartés de l’île, nous arrivons tant bien que mal à maintenir le bateau plein vent arrière, voiles en ciseaux (que c’est beau), difficiles à tenir.

Bref nous faisons du cap mais avons pas mal allongé la distance à parcourir.
Arrivés à la pointe sud-est de Madère, le vent monte et les creux se forment. Les vagues déferlent, s’écrasant contre la jupe, et très vite le pilote m’indique que :
1)   il faut réduire,
2)   il faut barrer,
3)   les tentatives de départ au lof et à l’abattée 
se font plus fréquentes et que
4)   je suis un cave d’être resté les voiles en ciseaux 
dans ces conditions.

 C’est à ces moment que mes souvenirs me renvoient à l’époque du succès télévisé de l’homme orchestre, à la différence, que la musique n’est pas la même, et que la scène n’a pas la même stabilité. Bon je ne rentrerai pas dans les détails mais je suis venu à bout des manœuvres, non sans quelques appréhensions, mais avec succès.

Le reste de la route s’est déroulé somme toute assez bien, jusqu’au moment où nous passons l’extrémité sud-ouest de 
Porto Santo, où les conditions sont encore plus difficiles que celles précédemment décrites, le vent ayant  atteint la trentaine de nœuds .
Le port est en vue, pas de place nous prévient Kestrel arrivé avant nous mais, bonheur, nous pouvons mouiller dans le port, bien que celui-ci soit bien occupé. 
Nous nous glissons entre deux bateaux, l’ancre tient bon, le vent souffle…. 

Il est temps de sortir un bon poulet basquaise que j’ai cuisiné puis mis en conserve. Avec du riz, un bon coup de vin, une douche, un comprimé pour dormir et bonne nuit les petits…. 
Poum poum poum …poum poum: gros nounours vous dit au dodo.

lundi 15 avril 2019

BALADES DANS L’ÎLE: TROISIÈME JOUR.


"Madeira, madeira . . ."
se serait exclamé les premiers colons.
("Du bois, du bois...")
Le nom est resté.

Les nouveaux maîtres de l'île 
font venir des esclaves pour exploiter les ressources,
en défrichant par le feu.
Un incendie mal maîtrisé aurait duré sept ans.

Il reste ici un des ultimes vestiges de la forêt primaire,
la laurisylve.


Loin des cathédrales de pierres,

c'est dans une cathédrale de verdure
que nous avons passé la journée,
là où la terre se mêle à l'eau.

Nous sommes à Rabaçal,
dans le centre Ouest de Madère.


Au cours de la descente,
les multiples cascades nous accompagnent.



Peu sauvages, les pinsons attendent
quelques miettes.















Esprit de la Nature,
le gnome est souvent farceur.




























Bruyère.

Le chemin qui chemine.




































A une extrémité de chemin,
la chute d'eau de Risco est haute de 110 mètres.









Il est temps de se sustenter . . .



Toujours accompagnés par les pinsons.

La vie est plutôt belle . . .
Il convenait de prendre quelques forces avant
la remontée, bien raide.
Nous aurons parcouru 10 Km.





La vie est persévérante
et tenace.

























Notre sens de la déduction
nous fait penser que quelques
bovins fréquentent le coin.

La preuve par bœuf !

En bord de route.