mardi 17 juillet 2018

RETOUR . . .



DIMANCHE 15 JUILLET


Mot de l’équipière.


Nous avons donc laissé Kestrel à Tazacorte.

Nous avons, Samedi soir, fait la connaissance de Cédric 
- le fils de Véronique - et de Christine.
Nous connaissions déjà Zoé, 
qui a partagé de bons moments avec Alicia, 
l’été dernier.

Véronique et Christian ne quitteront pas
 Tazacorte avant la fin du mois.

Notre impératif est le départ pour Toulon,
 le 12 Septembre.

Compte tenu du temps, 
(the weather, not the time)
 cela peut nous prendre un moment pour rentrer.

L'article suivant est pondu pour les navigateurs.
  

LE MOT DU CAPITAINE

Une fois n'est pas coutume,
le Capitaine explique.

Notre séjour à la Marina de Tazacorte
prend fin.
Comme il s'agit de la dernière île visitée,
il convient de préparer le retour sur Arrecife,
contre vents et marées.

Lanzarote, à l'Est, La Palma à l'Ouest,
 implique un trajet Ouest - Est,
totalement contraire aux vents dominants,
alizés se déplaçant E-W.

Ajoutez à cela des effets venturi 
avec des accélérations des vents
jusqu'à 15 Nœuds (28 Km/h)
en plus des prévisions météo.
Il s'agit de prévenir plutôt que de guérir.

Aussi, depuis une semaine
j'observais la météo marine qui se dégradait 
petit à petit, rendant la traversée 
La Palma - La Gomera problématique.

Fort de la petite expérience acquise
durant les trois mois précédents,
et en considérant la météo 
qui risquait de nous bloquer 
à Tazacorte dix jours supplémentaires,
voire plus, après maintes hésitations
et maints calculs, la décision est prise:
le départ se fera Dimanche,
à 5 heures du matin,
jour de la finale de la coupe du monde, 
de foot France - Croatie.

Les maints calculs effectués,
tenant compte de la marée pour sortir du port,
où il fallait un chausse-pied
pour dégager le bateau,
la quasi absence de vent à cette heure matinale,
nous forçaient à préférer cet horaire.

Autre élément de taille:
le vent devait forcir en cours de journée.
Sans compter que nous serons à l'heure
pour voir la finale de la coupe,
confortablement installés
au bar Cacatoes, devant une bonne bière
bien fraîche.
Cela, et seulement si les savants calculs 
et la prise de décisions étaient avérés.

Dimanche : 5 heures
Le moteur est mis à contribution
pour atteindre le Sud de l’île.

Arrivés à la pointe S -E de La Palma,
d’un coup, et d’un seul,
les choses se précisent :
20 Nœuds (37 Km /h) réels au bon plein,
avec une mer qui commence à se former.
Il est 7 h 30.

Les milles s’enchaînent, et la mer se déchaîne.
Les vitesses du vent augmentent,
Tout comme la hauteur des vagues.
Après quelques départs au lof, je réduis la voilure
pour la seconde fois : génois et grand-voile
perdent quelques m², pour rendre la navigation
plus confortable, et ménager autant bateau
qu’équipage.

Pourtant, vent de face et voiles réduites,
nous ne descendons pas en dessous de 7,5 Nœuds
(14 Km /h).
A cette vitesse, nous arriverons à l’heure
 pour la finale de foot.

A 12 Milles de l’arrivée, tout s’accélère :
Le vent dépasse les 35 Nœuds (65 K/h),
les vagues, combinées à la houle,
fort heureusement dans le même sens,
 ont doublées de hauteur,
et dépassent facilement les 3,5 mètres.

Et là, je vous prie de croire que ça arrose dur !
Nous prenons des litres et des litres d’eau
 sur le coin du nez. 
Trempés nous sommes, malgré les vestes de pluie. 
Tout cela n'est pas très grave :
 il fait beau, et la mer n’est pas très froide.

Ultime réduction de la voilure,
 à presque la moitié de sa surface.
 Génois et GV atteignent à peine 
la moitié de la hauteur du mât, 
sans affecter notre vitesse.

Sportif !
Je qualifie cette navigation de sportive ! !
D’autant plus qu’avec tous ces départs au lof, 
j’ai dû prendre la barre 
jusqu’à ce que nous soyons suffisamment 
près des falaises de La Gomera, déventées.

Plus rien ; alors que derrière nous, 
c’est l’enfer, avec une mer blanche 
et de très grosses vagues qui déferlent.

Nous enroulons le peu de voiles encore sorties,
le moteur en marche jusqu’au mouillage,
à Vueltas, à 2 Milles de là.

L’ancre est jetée, les vêtements étendus pour sécher.
Il est 13h15.
51 Milles (94,5 Km) ont été parcourus en 8 heures.

Repas et puis sieste.
Et ensuite . . . en ville . . .
Pour voir ? ? ?
Rien du tout !
Car je me suis pris les pieds dans le tapis
des fuseaux horaires, 
et le match venait juste de se terminer.

 C’est pas ballot, ça ? ? ?
Je vous le demande . . .

Enfin, 4 à 2 pour la France, c’est réconfortant,
 la cana aussi.



L'équipière, suite et fin . . .

J'ai sans doute particulièrement bien dosé 
les gouttes de Fleurs de Bach,
car je suis restée stoïque sous la menace,
devant tous les coussins de la chambre à l'avant
par terre - ça ne casse pas -
devant - le Capitaine ne l'a pas écrit -
certaines vagues qui ont atteint la moitié du mât,
et devant le périlleux exercice 
qui consiste à descendre dans le carré,
pour aller aux toilettes.

Pensiez - vous que baisser un pantalon
et une culotte pouvait être problématique ? 
Et remonter l'ensemble, alors . . .

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