samedi 12 avril 2014

LE CARENAGE

Mettre un bateau en carénage est le sortir de l'eau, donc de son élément naturel,
pour lui faire une beauté.
Entre autre lui rascler la coque, qui est couverte de coquillages,
 de mousses et autres herbes marines....

En images: le carénage de la Salamandre.

...JEUDI...

Vous pouvez faire un clic sur la première photo
pour les faire toutes défiler.
Mais vous n'avez pas les commentaires,
ce qui est regrettable...
La Salamandre arrive dans le bassin.
La traversée ne fût guère longue, 
le bateau est à quai de l'autre côté.


Le taquet permet d'amarrer le bateau en attendant la grue.
Constatez la délicatesse de la dentelle...

Remarquez-bien que si nous considérons notre pavillon national,
nous n'avons guère de critiques à formuler.

Voici l'engin de levage.


En regardant de plus près......


La grue arrive pour se placer au dessus du bateau.

Deux sangles (en bon état) vont passer sous la coque.



Un coup de marche avant...














...un coup de marche arrière.

Le Capitaine scrute: il convient que les sangles soient placées au bon endroit.

Jean-Yves s'en lave les mains...

Nous sommes en Tunisie: un qui bosse et quatre qui regardent...

Cela ressemble à un accouchement: on tire, on pousse, parfois on crie...
La Salamandre sort de l'eau.

Le ventre du bateau: pas si sale...

La grue recule...


...et vire...


Le safran doit être enlevé: il a du jeu.
Le safran est cette godille, reliée à la barre, qui permet de diriger le bateau.
Christian et Jean-Yves le retienne, pendant que le Capitaine le déboulonne.
La grimace de Christian est en relation avec le poids du safran.

Nos deux malins utilisent une corde pour le maintenir.

La fière équipe: de gauche à droite:
Armand, Jean-Yves et Christian (Le seul qui sache se tenir !)

Le safran est presque sorti.
Il convient de monter un peu plus le bateau....

...pour qu'il sorte complètement.

Ouf !!!!!!!!!


La grue dirige La Salamandre sur les bers.
(Cadre métallique qui va soutenir le bateau)




Avec les moyens du bord !

Il y a là beaucoup de moyens...



L'ensemble parait stable.



Brouette tunisienne.
 Particularité (hormis l'état ):
ne se déplace que si le conducteur recule.


Quelques vues du chantier

La Marina, avec un bateau pirate...

Au premier plan: la station service.
En arrière plan: le Ribat.


Bateau pirate qui prend la fuite...
Il a  perdu sa quille  jour-là !

Barque toulonnaise.
Il est probable qu'elle ne reverra pas le pays.








...SAMEDI...

REMISE A L'EAU


Il convient de préparer le travail.



"Quel con ! (Je cite) Les boulons sont tombés..."
Il faut croire qu'on les a fait choir....






Tel Napoléon du haut des pyramides...Le Capitaine a récupéré ses boulons.

Pour les connaisseurs : il a fallu changer - avec difficulté,
car elle s'était enfoncée - la bague hydrolube, maltraitée
par un filet de pêche au mouillage à Syracuse;
cette bague empêche l'arbre d'hélice de vibrer.




La mèche de safran et le tube de jaumière
(Désolée pour les termes techniques)
 ont reçu des bagues toutes neuves.
(Importées de France)



Allez, les amis, au travail !


Les cales sont ôtées.

Présentons le safran....


L'idée du cordage est une bonne idée.



Le Capitaine, dans le coffre, donne les ordres :
Trop haut....trop bas...
Plus haut...plus bas...
Ingénu, Jean-Yves s'exclame:
"ça rentre comme papa dans maman !"



Le bébé est près pour le bain.





A l'eau !



Dernière vérification....

Tout semble OK

Ho hisse !
Vérifications : l'arbre d'hélice tourne à la perfection.
Le safran va et vient.
La Salamandre peut regagner sa place.


Le Capitaine remercie chaleureusement
Christian et Jean-Yves
pour leur aide efficace.

Il remercie aussi l'auteur du reportage.

1 commentaire:

  1. L'Inutile ...? a frappé
    Sur le coup j'ai cru que c'était les "Dalton" mais comme ils ne sont que trois sur cette magnifique photo j'ai compris qu'il s'agissait des Pieds nickelés.
    Pieds Nickelés auxquels l'auteur du reportage accorde beaucoup d'importance (à mon sens) pour leur petit bricolage du safran ! mais qui a effectué le sale boulot ? (grattage des cochonneries que l'on voit sur les premières photos, lessivage de la coque, dégraissage de la ligne de flottaison, application des 2 couches d'antifoulling, lustrage des oeuvres mortes etc ...) pas les Pieds Nickelés puisqu'ils ont les mains dans les poches.
    Pour être plus sérieux, je propose à votre entreprise de carénage de lui céder (à prix très raisonnable) des cales dans le même état et de taille rigoureusement identique, lesquelles me servaient, en 1960, pour le calage de .... mon optimiste. Vous avez dit "optimiste"
    PS :
    Je pense que l'économie réalisée à l'occasion cette transaction permettra au chantier de faire passer le contrôle technique,sans doute quinquennal, à l'engin de levage (je dis pas ça uniquement pour les pneus)

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