lundi 27 août 2012

MAZARA DEL VALLO


          AVANT- DERNIERE  ETAPE
 ET NOUS  QUITTERONS DEMAIN LA SICILE

   Cela faisait déjà deux jours que je surveillais les prévisions météo, d’autant qu’une renverse devait s’opérer, le vent  passant du sud au nord. L’étude préalable des cartes et la route envisagée pour un retour sur Monastir, demandait un courant d’air venant du nord, ou éventuellement d’est, ce qui à cette époque ne se produit que rarement.

  Donc, disais-je, les prévisions météo se précisant de jour en jour, nous avons quitté TRAPANI  hier matin, Dimanche 26 Août, pour rejoindre MAZARA DEL VALLO, ville et port de pêche abritant la plus grosse flotte de chalutiers de SICILE et d’ITALIE, et qui, en plus de nous rapprocher de la TUNISIE, offre (toujours d’après les cartes) un mouillage devant un brise- lames , nous mettant à l’abri du nord est  et ouest.

   Je passe sur la navigation qui a été une quasi formalité, le vent portant, forcissant au fur et à mesure du trajet qui ne comportait qu’une trentaine de milles ( 56 Km ). Sur place, il n’y a pas foule, puisqu’un seul bateau est au mouillage, un très beau cata de 5O pieds. Nous nous installons, vérifions le mouillage, puis, comme il était 15 H 00, nous nous mettons à table ( non ! pas à la suite d’un contrôle de police locale, rassurez-vous) car nous avions tout simplement…..faim !
   Comme après chaque repas, la digestion aidant et après une page trois-quart d’une lecture soporifique, nous sombrons ( pas le bateau) ... Bref nous faisons une sieste…. Vous allez comprendre que nous avons bien été inspirés…

  Quelques demie-heures plus tard  ( la sieste calculée en demie-heures, rend moins coupable !!! ) nous émergeons, réveillés par quelques voix et trompettes de bord, et, oh surprise lorsque nous regardons autour de nous, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de navires de toutes sortes qui se trouvent non pas au mouillage, mais qui se croisent, se mettent à couple, accélèrent, freinent, avancent , reculent, tournent, viennent et reviennent, et puis il y a tout ceux que nous voyons au loin, qui  renforcent l’effectif déjà présent et fort  impressionnant. Impressionnant, la diversité des embarcations : barques, bateaux moteurs de toutes sortes, professionnels, plaisanciers, de toutes les tailles, puis viennent les voiliers dont certains ont pavoisé, enfin tout ce qui flotte est là dans cet avant port qui d’un seul coup devient un peu petit, à tel point que je remarque que beaucoup d’entre eux ont les défenses en place. Le tout est bien évidemment bondé, femmes, enfants, vieillards, en tenue de ville. MAIS QUE SE PASSE- T-IL, ou que va-t-il se passer ??? J’hésite à installer les pares battages, car  quelques furieux passent vite et près de La Salamandre. Je ne suis tout de même pas tranquille, nous nous retrouvons mêlés à une soixantaine de canots,  mais d’un autre coté assez curieux de la suite des évènements, ayant fini par deviner qu’une festivité  quelconque allait se produire ( l’intuition… l’intuition…).

   Une «  fiesta » ? Cela peut être sympa !!  Nous allons vite consulter Internet, afin d’y dénicher quelques renseignements, quand nous entendons une sono, qui diffuse une marche militaire et un « crieur » qui lance des « VIVA SAN VITO , VIVA SAN VITO »…Sort du port un chalutier escorté des Guardia Costiere, paré de feuilles de palmier, totalement  pavoisé, et transportant  l’effigie de SAN VITO.   Ensuite, tous les navires présents dans l’avant- port suivent en  longue procession navale. Le cortège qui, deux milles plus loin, s’est laissé dériver, a, ensuite procédé  à un jeté de couronne, en la mémoire des marins disparus. Le tout se terminant par un concert de cornes de brume de plusieurs octaves, et un retour au port chaotique, ponctué par la même sono diffusant la musique militaire et les « VIVA SAN VITO , VIVA SAN VITO ».

   Nous ne sommes pas venus à MAZARA DEL VALLO  pour rien !!!

   Minuit, nous sommes dans les bras l’un et l’autre…. de Morphée, quand une déflagration  nous tire d’un sommeil profond, suivi d’une forte lueur verte traversant les petits hublots de notre cabine. Pas le temps de s’interroger sur ce qui vient de se produire, qu’une deuxième salve intervient. Nous sommes attaqués par un feu d’artifice, tiré à une centaine de mètres, nous positionnant aux premières loges. Fort  heureusement le vent léger pousse les résidus de pétard, loin de la salamandre.

Pour la deuxième fois : Nous ne sommes pas venus pour rien et « VIVA SAN VITO,VIVA SAN VITO »

Demain, Mardi 28, nous lèverons l’ancre pour rejoindre l’ile de PANTELLERIA, où nous allons rester quelques jours. Brigitte ne manquera pas de vous éblouir d’un reportage photos que vous semblez apprécier.

Apparition du chalutier.....

....escorté par les Gardes Côtes...

.....pavoisé....

 Tout le monde se met en route....


Et VIVA SAN VITO !



Le chantier naval






Ceci est la salle de réunion du Conseil Municipal
Que Dieu les inspire.... Les citoyens sont mieux installés pour écouter

Monsieur le Maire que ne l'étaient les paroissiens pour ouïr Monsieur le Curé.
Il subsiste toutefois le crucifix dans ce qui était le choeur de l'ancienne église ... 


Collège des Jésuites : XVII ème

Du travail pour Jean-Claude : Eglise de Saint Ignazio, XVIII ème, à restaurer.

Ce qui reste du château construit en 1072, pour lutter
contre les Sarrasins.

Lequel Sarrasin ( reconnaissable grâce à son cimeterre ) se fait occire par un bon soldat Normand et surtout Chrétien. Cette représentation se trouve au dessus du portail de la cathédrale ....

On peut aussi y lire quelque chose comme " Celui qui vient à Moi
sera sauvé ".

 Les Sarrasins auraient dû connaître le latin ....

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