lundi 4 juin 2012

PORT DE PECHEURS ET CHANTIERS NAVALS

Il faut aller au port de pêche, ça vaut le coup d'oeil  !!!!

Plusieurs fois, les plaisanciers bien installés à la marina nous l'ont répété, alors un jour ou l'autre il fallait y aller.
"Namchou", en arabe, nous y allons, nous prenons le taxi - car le port de pêche n'est pas tout proche de la marina, quatre kilomètres environ - qui nous dépose en plein coeur du port, où se trouve également un chantier, et le mot est juste, dans tous les sens du terme, mais également les corps de métiers liés à la réparation des bateaux, et c'est de loin , pour moi, le plus intéressant de la visite.
Port de pêche, port de pêche ...faut voir, parce que ce jour là, pas grand chose à voir dans le port. En étant  (très) positif, je dirais qu'ils sont au boulot...faut voir, là aussi.
Tiens, dans le fond du port, nous  voyons un bateau de guerre, ainsi que deux vedettes rapides. En effet, il y a un ponton réservé à la Marine Nationale Tunisienne, qui ampute d'une bonne partie ce port, dont la superficie est importante. Pas étonnant, il y a quelques années, qu' un projet d'aménagement fût mené par des ..Toulonnais, projet  abandonné au terme de 5 années, vues les lenteurs et entraves administratives qui ont eu raison de la patience des instigateurs de l'entreprise. Tant pis pour eux, il y avait de quoi faire. Mais passons. L' intérêt pour moi a été de fouiner dans les ateliers de mécanique, où tours et fraiseuses d'un autre âge, sont en fonction et fabriquent, réparent, transforment tout ce qui est endommagé. Il y a aussi cet atelier de chaudronnerie, où l'on cintre, coupe, soude de l'inox, avec cette fois du matériel performant. Le prix de ces constructions tout inox, polis, installés sur mesure, est sans aucune concurrence avec ce que l'on nous propose en France, et j'apprends que mon portique, fabriqué avant notre départ, m'aurait couté cinq fois moins cher...A méditer.
Nous croisons également le "travel lift" de grande taille, pouvant manoeuvrer des bateaux de 150 tonnes, mais équipé de sangles à faire peur, réduisant considérablement les performances de la grue. Regardez bien les photos et vous comprendrez vite qu'il ne doit pas être rassurant d'avoir son "yacht" pendu  par ces lambeaux de sangles. Et  pourtant....INCH ALLAH, tout ira bien.
A part celà, un chantier est un chantier, l'on y voit de tout, du bon et du mauvais, mais point positif, les autochtones que j'y ai vu travailler, le faisait avec ardeur et compétences, sous la surveillance d'un responsable rigoureux, et les réalisations présentes semblaient de bonne facture. Je n'aurai pas d'apréhension
à y faire faire des travaux importants. Confiance, confiance.... INCH ALLAH.
Voilà, j'ai voulu vous faire partager un peu cette visite, ce qui meuble le blog, un peu délaissé faute de faits véritablement passionnants, mais patientez mes amis, samedi nous reprenons la mer. Ile de KURIAT, puis LAMPEDUSA, puis MALTE, puis la SICILE,  puis..puis.. vous verrez bien, parcequ'au delà, je ne sais pas moi-même quel cap nous prendrons.
A oui, j'allais oublier, nous passerons l'hiver à MONASTIR, c'est réservé.

1 commentaire:

  1. Encore une visite très intéressante et instructive, je commence à chercher des billets pour Monastir pour l'hiver prochain. Bonne navigation pour la suite de votre périple. Bises à vous deux.
    Marc

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